CNAKRY-GUINE: L’Organisation des Nations Unies se dit préoccupée des manquements contre les droits humains en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Dans son dernier rapport publié sur la période allant du 1er janvier au 30 juin 2024, elle dénonce des violations politiques et sécuritaires contre des acteurs de la société civile.
C’est un rapport qui peint en noire la situation sociale et sécuritaire dans les pays en transition politique en Afrique de l’Ouest. Dans ce document de 18 pages que notre rédaction à parcouru, l’Organisation des Nations Unies dénonce d’abord, l’érosion continue de l’espace civique et politique à travers l’interdiction des manifestations et la restriction des libertés publiques.
Pour le cas particulier de la Guinée, Antonio GUTERRES, secrétaire de l’ONU, se dit inquiet de la situation des voix libres et courageuses qui défendent la liberté et la justice dans le pays depuis le coup d’Eta militaire du 5 septembre 2021. Le secrétaire Général de l’ONU a mis un accent particulier sur le cas de Sékou Jamal Péndessa, secrétaire Général du syndicat de la presse qui avait été injustement condamné au mois de février pour avoir demandé la libération des médias et l’internet « En Guinée, le 28 février, le Secrétaire Général du syndicat des professionnels de la presse de Guinée, Sékou Jamal PENDESSA, a été condamné en appel à 3 mois d’emprisonnement dont 1 mois et 6 jours d’emprisonnement ferme, le reste avec sursis, pour participation à un rassemblement public non autorisé et menace à l’ordre et à la sécurité publics>>, a-t-il dénoncé.

Dans ce rapport publié par la communauté internationale, Antonio GOUTERRES, secrétaire général de l’ONU est revenu sur les circonstances de la libération de Sékou Jamal PENDESSA « Il a été libéré le 28 février. L’annonce de sa condamnation a déclenché une manifestation de 2 jours pour sa libération>>, précise le rapport de l’ONU.
L’Organisation des Nations Unies, fustige et condamne le régime militaire de Conakry qui dit-elle a montré sa volonté d’éteindre les médias indépendants dans le pays. Une situation devenue préoccupante sur la scène internationale.
Dans le même document, l’ONU se dit soucieuse de la situation politique et sécuritaire au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Pendant ce temps en Guinée, des acteurs sociaux s’indignent suite à la disparition de deux activistes depuis le mois de juillet 2024.
SALOUM CONDE