N’zérékoré: l’arrivée d’une nouvelle marque de mototaxi crée la psychose…

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Située à environ 1000 kilomètres de la capitale Conakry, au sud du pays,  la ville de N’Nzérékoré connait  depuis quelques jours, une certaine psychose populaire. D’aucuns parleraient d’une ironie. Mais d’autres le prennent au sérieux.

 

L’apparition d’une centaine de confortables motos-taxi de même marque TVS-100 (l’une des dernières marques luxueuses) dans les rues de la ville. Surpris de cette scène inattendue, plusieurs habitants de la ville se sont livrés à des interprétations faisant état de l’arrivée d’un groupe mercenaire venus préparer une opération d’attaque de la ville.

Jointe sur place, une habitante de N’Nzérékoré témoigne : ‘’ effectivement des centaines de motards sont venus du Liberia qui font actuellement le mototaxi  ici. Ce qui crée la panique c’est que ces motos sont de marque luxueuse. C’est comme si on transformait une voiture limousine en taxi. Aussi les conducteurs de ces motos ne parlent que Koniaké (langue locale) et anglais. Selon ce qu’on apprend, ces gens  sont venus du Libéria ou la présidente Ellen  Johnson aurait interdit la circulation de taxi-moto dans certaines grandes villes…’’  Des rumeurs qui se sont propagées comme une trainée de poudre au point que les autorités préfectorales  ont porté un démentis officiel.

Joint également au téléphone, le préfet de N’Nzérékoré monsieur Aboubacar M’bop Camara déclare : ‘’ ce sont des rumeurs, les gens paniquent pour rien. Nous venons même d’une réunion à ce sujet. Ces motos transformées en taxis appartiennent à un opérateur économique qui a décidé de recruter un groupe de jeunes pour travailler à son compte. Seulement ce qui a créé peut -être la curiosité populaire c’est que ces motos n’ont pas été immatriculées. Nous avons donc instruit au service de police de procéder à l’immatriculation de ces motos. Sinon ces gens ne sont ni rebelles encore moins des mercenaires. Nous avons donc organisé un grand meeting d’information public pour dire aux gens d’arrêter ces genres d’interprétations. Ce sont des rumeurs.’’

En attendant, la crainte et la  méfiance renait dans la ville de N’zérékoré, une ville qui a enregistré en fin d’année dernière, des affrontements inter communautaires faisant une cinquantaine de morts et une centaine de blessés avec plusieurs déplacés.

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