Accusés pour  » trafic d’enfants », trois hommes écopent d’une peine de 10 ans ferme

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Le lundi 11  juin, le substitut du procureur de Kaloum, Mamadou Djan Bora DiIALLO a requis 10 ans de prison ferme contre les nommés Mohamed SYLLA, Chérif SOUMAH et Arouna SOUMAH jugés pour trafic d’enfant.

Ce fait qui remonte au premier semestre de l’année de 2012 a eu lieu dans le quartier d’Ansoumania (Commune urbaine de Dubréka) à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Conakry, la capitale guinéenne.

En Guinée, dix ans de prison ferme est la peine maximale prévue en la matière par le Code de l’enfant en vigueur contre les trafiquants d’enfants. Pour le présent cas,  le magistrat affirme que  même si ces trois hommes n’ont pas tué, leur comportement est criminel.

‘’Ce sont des assassins prêts à tuer pour de l’argent ‘’, a-t-il déclaré.  Rassuré que les accusés  ne peuvent pas démentir qu’en vendant l’enfant, ils ignoraient le sort qui lui était réservé ; à savoir la mort ou l’esclavage.

«  C’est extrêmement grave ‘’,  explique ce magistrat pour lequel le phénomène est en train de prendre de l’ampleur en Guinée sans que les auteurs ne soient inquiétés. C’est d’autant plus grave que ce sont les personnes qui doivent servir de référence qui vont dans ce sens, poursuit-il. Mohamed SYLLA, Chérif SOUMAH et Arouna SOUMAH ayant la cinquantaine.

D’ailleurs,  le  substitut du procureur, s’est dit troublé d’apprendre de la bouche d’un des prévenus qu’il a été conduit par le Satan. Pour lui, cet acte n’est autre que la démonstration qu’il ne peut  pas trouver de justification à son comportement. C’est aussi le signe, d’après le magistrat que ce prévenu n’est pas prêt à s’amender.

«  Il peut tenter le coup avec ses propres enfants si l’occasion se présente à lui ‘’ a juré M. Diallo. Avant de demander au juge de ne pas avoir pitié de SYLLA et ses deux complices qui ne méritent pas ce sentiment. Et d’estimer que ‘’ celui qui n’a pas eu pitié de vendre son neveu n’hésitera pas à vendre l’enfant d’un inconnu ‘’.

Le représentant du ministère public a dit que personne n’est riche en Guinée. C’est donc une erreur de vendre une personne pour lutter contre sa pauvreté. Comme cela ne devrait pas être accepté, la condamnation des trois à une peine lourde devrait être un message. Car, selon lui, ce qui est important, ce n’est pas cette condamnation mais son sens qui n’est autre chose que la protection de la société. Affirmant que la décision du tribunal est le seul moyen de dissuader d’autres candidats à cette pratique d’un autre âge. Mamadou Djan Bora DIALLO soutenu que les trois hommes ne bénéficient d’aucune circonstance atténuante.

Prenant la parole pour sa propre défense, Mohamed SYLLA, après avoir souligné qu’il regrette  son acte, a demandé pardon à ses victimes et la clémence au tribunal pour l’amour de Dieu. Même message envoyé par les frères SOUMAH qui, en plus du pardon, ont pris l’engagement de ne plus commettre les mêmes erreurs.

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