Législatives 2013: 4966 pour observer le scrutin du 28 septembre

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Le 25 septembre, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a rencontré au Palais du peuple, les observateurs nationaux et internationaux pour une session d’information les concernant.

Dans son discours de bienvenue, le président de la CENI, Bakary Fofana a remercié les observateurs d’avoir répondu à l’invitation de son institution et celle du gouvernement guinéen.

Appréciant le rôle des observateurs, le Président de la CENI a indiqué que la présente observation s’inscrit dans la perspective de la qualification et d’amélioration du système électoral guinéen.

Bakary Fofana rassure les observateurs de la disponibilité de la CENI et de ses démembrements en vue de la facilitation de leur mission sur le terrain.

plus de 4966 observateurs observeront le scrutin du 28 septembre
  M. Jacques Gbonimy, directeur du département Formation et Accréditation de la CENI, a présenté l’institution, ses différents départements et ses démembrements à l’intérieur du pays. Il a rappelé qu’aucun observateur ne sera admis dans un bureau de vote s’il n’a pas son badge d’accréditation délivré par la CENI. Il a ajouté que son institution ne prend pas en charge les observateurs, quel qu’ils soient, nationaux ou internationaux. « Nous exigeons également une coopération entre les différentes missions d’observation sur le terrain. Chaque mission doit coopérer avec les autres ». Le comportement individuel de chaque observateur compte pour la CENI, dira-t-il.

 « Tout observateur doit s’engager à comprendre le code de conduite et à le respecter ». Pour lui, c’est une obligation pour tous les observateurs de souscrire au code de conduite des observateurs. Il a promis qu’un exemplaire de guide d’observation sera remis à chaque observateur, même que ce guide contient le code de conduite des observateurs.

 « L’observateur doit démontrer une stricte impartialité dans ses jugements. Ne pas entraver le processus électoral et protéger l’intégrité de son organisme d’abord, suivre les instructions de son organisme pour l’observation. Nous avons tenu à mettre un dispositif de communication le jour du vote en plus des autres dispositifs qui sont à la CENI. Nous avons exigé que chaque observateur remplisse une fiche dans laquelle il y a toutes ces informations et également un numéro de téléphone.. ». M. Gbonimy a meme donné des numéros de téléphones à partir desquels, les observateurs peuvent joindre la CENI en cas de problèmes sur le terrain. « Aucun observateur national ou international n’est autorisé à faire des déclarations publiques. La CENI et le comité d’accréditation n’admettent pas cela. Seul l’organisme qui a permis ou demandé son accréditation peut après le jour du vote faire une déclaration publique ».

La CENI s’engage, dit-il, à tenir compte des remarques de tous les organismes d’observation pour améliorer son processus électoral. « Nous tiendrons compte de vos déclarations.

 En 2010, les rapports fournis par différentes missions d’observation électorale nous ont permis de corriger beaucoup de situations par rapport à la gestion des observateurs, a précisé Jacques Gbonimy.

Selon le directeur de la Formation, il y a 590 observateurs internationaux et 4 376 observateurs nationaux, soit un total de 4966 observateurs nationaux et internationaux. Mais  ce chiffre est évolutif car bien de demandes d’accréditations seraient sur la table du comité d’accréditation.

L’état du fichier électoral
M. Yaya Kane, directeur des Opérations de la CENI, a présenté le fichier électoral actuel qui contient cinq millions quatre vingt quatorze mille quatre cent quarante quatre électeurs enrôlés dont 2 489 390 hommes et 2 605 254 femmes.

 Il a indiqué que par rapport au fichier, il y a quelques difficultés liées au découpage électoral d’où la prolongation de la date du scrutin du 24 au 28 septembre. Ceci tient à trois facteurs, selon Yaya Kane. Le premier, c’est le nombre trop élevé d’électeurs dans le même bureau de vote qui dépasse 1000 électeurs. La solution a été de les éclater en deux ou trois bureaux de vote. Cela est fait et on aura des bureaux de moins de 1000 électeurs.

 Le deuxième porte sur les bureaux de vote qui ont entre 700 à 999 électeurs. Des décisions ont été prises de renforcer l’équipement à l’intérieur, on éclate le bureau, on renforce les équipements de bureau afin d’assurer la fluidité. C’est-à-dire au lieu de deux urnes et deux isoloirs, il y aura quatre urnes et quatre isoloirs.

Le troisième porte sur l’éloignement des  bureaux de vote. De l’avis de Yaya Kane, une solution est en cours de discussion pour permettre aux électeurs trop éloignés de recevoir leurs bureaux de vote chez eux. « Il est évident que compte tenu du délai imparti, il nous sera extrêmement difficile de régler la totalité des demandes ».

Le directeur des opérations de la CENI informe qu’il est envisagé des véhicules pour transporter les électeurs les plus éloignés vers leurs bureaux de vote, le jour du scrutin.

S’agissant du comptage des résultats du vote, le directeur des opérations a expliqué aux observateurs que le comptage sera manuel. Il a ajouté qu’un appel à candidature est lancé pour le recrutement d’une cellule technique. Cette cellule technique aura pour mission principale, le contrôle de l’authenticité des procès-verbaux des commissions administratives de centralisation des résultats du vote. « J’invite les observateurs à ne pas attendre s’ils constatent des anomalies. Nous vous interpellons de nous appeler à travers le Call center partout où vous êtes si vous voyez des pratiques qui ne correspondent pas aux standards », a conclu M. Yaya Kane.{jcomments on}

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