Analyse : Et maintenant la Cour suprême…

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Suite aux demandes pressantes de la Communauté internationale, l’opposition guinéenne a enfin accepté de déposer des requêtes au près de la Cour suprême. La voie du contentieux électoral, comme dispose le Code électoral.

« Nous avons constitué des dossiers avec des fraudes irréfutables que nous allons néanmoins adresser à la Cour suprême et nous déciderons, à l’issue de ses délibérations, des actions à mener pour exiger de faire aboutir nos revendications, si jamais la Cour suprême ne procède pas aux annulations et aux corrections» demandées, a déclaré Cellou Dalein Diallo, chef du principal parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

Ce qui contraste avec la première option adoptée : celle du refus catégorique d’acceptation des résultats, ne donnant pas de chance à la juridiction appropriée, à jouer sa partition.
En rectifiant le tir, amenuisant ainsi la psychose en Guinée, l’opposition reprend sa place au sein des institutions de suivi du processus électoral. Alors qu’elle s’en était retirée il y a une dizaine de jours. Les représentants de l’opposition ont participé samedi à une réunion du «Comité de suivi» des élections qui rassemble des membres des partis politiques et de la communauté internationale.

A l’issue de sa réunion, le comité a publié un communiqué dans lequel il «se réjouit de l’accueil favorable réservé par les partis à son appel en vue de recourir aux voies légales en cas de contestation».
Il rappelle «son attente d’un traitement rigoureux et impartial» de «chacun des cas de manquement et d’irrégularités relevés» ainsi que «de tous les recours qui pourraient être introduits par les parties concernées».

Mohamed Tall, représentant de l’opposition à la réunion, a déclaré que les opposants souhaitaient donner «une chance supplémentaire à notre pays en acceptant d’aller devant la Cour suprême», ajoutant: «Notre décision finale, nous la réservons après la publication des résultats définitifs de la Cour suprême».
Pour Kiridi Bangoura, représentant du pouvoir, «nous pouvons nous réjouir tous que la légalité puisse s’imposer et que les recours des uns et des autres soient présentés devant la juridiction suprême de notre pays».

La communauté internationale avait elle aussi fait état le 8 octobre de «manquements» et d’»irrégularités», pouvant «remettre en cause la sincérité de certains résultats».
 
Les trois semaines nécessaires au comptage et recomptage des voix avant la publication des résultats provisoires par la Céni et les multiples contestations des partis politiques ont alimenté les suspicions de fraudes de part et d’autre.

Les législatives en Guinée, les premières depuis 2002, auraient dû se tenir dans les six mois suivant l’investiture en décembre 2010 du président Condé, premier président démocratiquement élu de Guinée.

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