Immigration : Bantama a-t-il plaidé la cause des Guinéens de Belgique ?

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Dans la journée du vendredi 4 juillet 2014, le ministre en charge des Guinéens de l’Etranger, M. Bantama Sow, en séjour à Bruxelles,  accompagné de Dr Ousmane Sylla, a été reçu en audience par Madame Maggie de Block, Secrétaire d’État belge à l’Asile, à l’Immigration et à l’Intégration sociale.

Au cours de cette audience, rapporte notre confrère de www.lexpressguinee.com,  il a été, entre autres, question de l’immigration, mais aussi et surtout de la coopération économique entre les deux pays. Madame Maggie de Block a promis qu’après la formation du nouveau gouvernement belge, elle insistera auprès du nouveau ministre belge de la coopération afin qu’il donne plus de priorité à la coopération économique entre la Belgique et la Guinée. C’est sur ces notes d’espoir que la mission du ministre des Guinéens de l’étranger a pris fin dans le royaume de Belgique.

« Madame de Block souhaite que chaque guinéen qui souhaite se rendre en Belgique le fasse pour de bonne raison et puisse bénéficier d’une vie en Belgique en toute légalité. Pouvant ainsi offrir un futur digne pour lui et sa famille. Maggie De Block : « Je ne peux accepter et tolérer que des êtres humains prennent des risques immenses pour se rendre chez nous et vivre dans la clandestinité », note-t-on dans  le communiqué du bureau de la Secrétaire d’Etat à l’asile.

Dans plusieurs milieux guinéens en Belgique et dans des salons à Conakry, l’on s’interroge du sort de nos compatriotes en situation irrégulière sur le territoire belge. Maggie De Block, vu le nombre important de Guinéens sans papiers et sur le chemin d’être expulsés, avait conduit une mission à Conakry afin de plancher sur le sort de ces derniers.

Un vol charter affrété par la suite par les autorités belges avait été interdit d’atterrir sur le tarmac de l’aéroport de Conakry. Et dans ce vol spécial se trouvait 27 ressortissants guinéens déboutés dans leurs démarches d’asile politique. Un refus des autorités guinéennes qui a provoqué l’ire de la Belgique.

La Guinée avait, par la suite, annoncé l’envoi à Belgique d’une « mission mixte » composée des cadres des départements concernés, pour prendre langue avec la partie belge.

Depuis, nul n’entend parler ni de  ce dossier d’expulsion, ni de cette  » mission mixte ».

La Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Maggie De Block avait à l’époque démenti  tout accord avec le gouvernement guinéen concernant les rapatriements collectifs, tel qu’allégué par l’association CRER.

« Je ne sais pas d’où ils sortent ça », a commenté sa porte-parole Els Cleemput. Le seul accord entre les deux pays remonte à 2008 et règle les retours individuels et collectifs. Aucune discussion n’est actuellement en cours entre les deux pays, a-t-elle ajouté.

Après avoir entendu les explications de l’ambassadeur de Guinée en Belgique, la Belgique entend laisser le temps à Conakry de résoudre ses divergences de vues en interne. Les rapatriements individuels par vols de ligne se poursuivent en attendant, mais le chiffre de quatre expulsés par vol, tel qu’avancé par la CRER, ne correspond pas à la réalité, selon Mme Cleemput.

Mme De Block espère pouvoir reprendre les rapatriements collectifs « dans un futur très proche », sans quoi elle envisage des limitations concernant les visas, a confirmé sa porte-parole.

De nos compatriotes basés à Bruxelles, l’on apprend que plusieurs guinéens, déboutés dans leurs démarches, ont simplement décidé de prendre la clé des champs. L’Allemagne, la France ou autres pays européens  seraient en ce moment les nouvelles destinations.

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