Plusieurs » contraintes à lever » avant les communales ( CENI)

0
239

Les Guinéens veulent aller aux élections communales et communautaires. Mais pour y arriver, des commissaires de la CENI ont rappelé dans une conférence de presse  des  » contraintes » qui pourraient miner l’organisation de ces échéances.

 

Selon Pathé Dieng, Directeur de la Planification, ces  » contraintes » sont d’ordre juridique, financier, logistique et socio-culturel. Dans ses explications, citant quelques articles du Code électoral et du Code des collectivités locales, il relève des  » incohérences » à lever absolument. Tout comme l’article 2 de la Constitution guinéenne qui stipule  » le vote universel ». L’étude comparative avec certaines dispositions des lois citées plus haut inquiète M.Dieng.

La session des lois de l’Assemblée nationale a pris fin le 7 juillet, reconnait-il. Mais ce commissaire de la Ceni espère que si la Guinée veut vite enlever ces digues afin d’organiser dans les brefs delais ses élections, l’Assemblée nationale peut convier ses députés à une  » session extraordinaire des lois » pour statuer sur ces incohérences. Avant, avec le ministère de l’Administration du Territoire, un comité a été déjà mis en place.

Sur le plan financier, des projections de la commission électorale font état d’un budget de 224 milliards gnf à titre prévisionnel. Le CNT qui faisait office de parlement avant l’entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale n’a accordé que 130 milliards gnf pour l’organisation de ce scrutin. Le  » gap » qui se dégage sera-t-il pris en compte par l’Etat guinéen qui voudrait exercer sa souveraineté en organisation ces communales?

Du point de vue socio-culturel, Pathé Dieng rappelle que dans certaines communautés, des citoyens ont du mal à comprendre la cartographie électorale.

 » Des citoyens vous disent que pour rien au monde, ils iront voter dans un village, rappelant le passé » poursuit Dieng.

Pour lui, il n’y a pas que des  » anomalies » sur le fichier électoral, il en existe à l’en croire sur les plans de la logistique et même de la formation.

Actuellement, la Ceni reste attentive à la conclusion du dialogue politique en cours entre la mouvance présidentielle, l’opposition et le gouvernement. Elle n’a pas pu, en croire Yaya Kann, Directeur des opérations,  » implémenter » les corrections à apporter au fichier électoral suite à la dernière mission.  » On nous a dit d’attendre qu’il y a un dialogue » affirme-t-il.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici