Ebola : Alpha Condé ne voit pas la necessité de  » l’état d’urgence »

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Le chef de l’Etat guinéen, Pr Alpha Condé, en rencontrant la presse ce lundi, a noté  » un malentendu de mots » en ce qui concerne une recommandation de l’OMS sur la question de  » l’état d’urgence » à décréter dans les pays affectés » par cette fièvre hémorragique qui a endeuille l’Afrique de l’Ouest, a appris GuinéeTime.

 

 » On ne veut pas faire d’état d’urgence mais l’état d’urgence sanitaire » réplique le président guinéen ce lundi à Conakry. A son analyse, l’état d’urgence a plutôt une  » connotation militaire et cela limite le mouvement des citoyens ». Pour lui, ceci est un  » malentendu dans les mots » et affirme avoir eu des discussions avec certains partenaires sur le sujet.

Le comité demande aux chefs d’Etat des pays affectés de « décréter un état d’urgence » et les invite à « s’adresser personnellement à la nation » pour informer les populations.Comme le Liberia et la Sierra Leone, deux des pays les plus touchés, l’ont déjà fait, le Nigeria (deux morts et cinq cas recensés), a décrété vendredi l’état d’urgence sanitaire.

 » Il faut l’état d’urgence sanitaire….Tout le corps médical doit avoir des gants automatiquement  avant toute consultation jusqu’à la fin de la période…Dès qu’il existe un cas d’ébola dans un pays, l’état d’urgence sanitaire ne sera levé » explique-t-il à la presse.

C’est dans ce sens que la Guinée vient de solliciter de l’UE 100 mille gants et autres matériels médicaux.

Au niveau des 17 points de frontières de la Guinée et des débarcadères de Conakry, le chef de l’Etat guinéen informe aussi de la necessité d’avoir des kits pour le contrôle des températures corporelles.

Selon l’AFP, le comité d’urgence de l’OMS, réuni mercredi et jeudi à Genève, a été « unanime pour considérer que les conditions d’une urgence de santé publique de portée mondiale sont réunies », a déclaré vendredi à la presse le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’organisation. Devant l’aggravation de la situation, il faut une « réponse internationale coordonnée » pour « arrêter et faire reculer la propagation internationale d’Ebola », a-t-elle estimé.

L’épidémie d’Ebola, un virus identifié pour la première fois en 1976, a fait près de 1.000 morts depuis le début de l’année sur plus de 1.700 cas présumés.

 » Campagne de panique »

Le président guinéen, motivant son dernier séjour à Washington, soutient qu’il fallait à la Commission des chefs d’Etats la Mano River,  » casser la campagne la panique » organisée par les médias occidentaux – en période de vancances-  dans l’affaire Ebola.

Présenter  » exactement la situation » de la fièvre Ebola, les mesures prises par les Etats et rectifier la sensibilisation sur le virus, étaient à l’en croire ses buts.  » On ne dit pas par exemple que la fièvre Ebola ne tue pas nécessairement » affirme Condé.

Au sommet Etats-Unis-Afrique à Washington où plus de 50 chef s d’Etats africains étaient présents, le président guinéen annonce des  résultats positifs dans la lutte contre Ebola. L’OMS, argumente-t-il, avait exprimé un besoin de 100 mlillions de dollars, mais la Banque mondiale a annoncé 200 millions usd, l’Angleterre 5 millions usd et l’UE européenne près de 8 milions usd.

Pour Alpha Condé, ceci doit permettre de renforcer la capacité des structures sanitaires des pasy affectés  car les évacuations sanitaires coûtent chères, équiper les hôpitaux et former le personnel.

 

 

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