Guinée : Conakry refuse-t-elle de « mourir »?

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L’appel de l’opposition envers les citoyens de la capitale dans son opération « ville morte » est peu suivie. Seul l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa ne connait une affluence certaince ce jeudi. Au centre des affaires « Kaloum » tout comme sur l’autoroute et l’axe Taouyah-Kipé-Lambanyi, l’on enregistre des bouchons.

 

Il vaut mieux un changement de fusils d’épaules pour nos grands leaders de l’opposition, les durs à cuir qui sont  Cellou Dalein, Sydia et Lansana Kouyaté. « Ville morte », à Conakry, les pauvres citoyens ne pigent que dalle. Résultats, ce jeudi matin c’est l’axe routier largement fidèle au parti UFDG de Cellou Dalein qui semble à l’agonie. Le reste de la ville, refuse simplement de « mourir ».

De Lambanyi à Taouyah en passant par Kipé, l’affluence provoque des bouchons depuis 6h du matin. La peur de pratiquer en ce jour l’axe Hamdallaye-Bambéto fait déverser sur cette voie des automobilistes pressés. Sur cet axe, les magasins et boutiques sont ouverts. A Taouyah, si certains ont choisi ouvrir leurs portes, d’autres respectent le mot d’ordre de l’opposition. Mais nous avions constaté à l’arrêt bus une dizaine de citoyens, voulant rallier Kaloum.

Au grand carrefour de Hamdallaye, au siège de l’Escadron mobile, plusieurs camionnettes de la gendarmerie attendent, je ne sais quel ordre. Ils veillent au grain. De là jusqu’à Dixinn, en passant par le siège de l’UFDG, le chauffeur peut rouler à 120 km à l’heure. La chaussée est vide.

A Kaloum, centre des affaires, c’est comme à l’accoutumée, les rues sont pleines, difficile d’y garer sa voiture.

« Il faut chercher à avoir de quoi nourrir la famille », explique un citoyen de Conakry, dans un bistrot, vers midi.

Une consigne relativement suivie peut-elle pousser le gouvernement à lâcher du lest dans le différend qui l’oppose à l’opposition? La question reste en suspens.

Cette opération de « journée ville morte » est le début de la série de manifestations que projette l’opposition pour faire plier Alpha Condé et son gouvernement.  « Un cycle ininterrompu » de manifestations est l’autre épée de Damoclès que détient les opposants.

Ce mécontentement fait suite à la publication du chronogramme électoral fixant la présidentielle avant les communales et le maintien des élus locaux nommés par décret présidentiel, remplaçant d’autres.

 

 

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