Guinée : qui pour remplacer Ibrahima Kalil Kéita à la vice-présidence de la CENI?

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inconnuIbrahima Kalil Kéita n’est plus vice-président de la CENI. Il n’est non plus commissaire de l’Institution électorale. Jusque-là commissaire issu de la mouvance présidentielle, Ibrahima Kalil Kéita a volontairement rendu démission de la Commission électorale nationale indépendante il y a quelques jours avant d’être nommé quelques heures après, préfet de la préfecture minière: Siguiri d’où le nouveau promu est originaire.

Pour mémoire, depuis les accords du 20 aout 2015, la mouvance présidentielle ne compte plus que neuf (9) commissaires au lieu de dix (10) comme le stipule la loi 016 portant composition, organisation et fonctionnement de la CENI. La raison de cette réduction numérique s’explique par le fait que la mouvance présidentielle a accepté de céder ce dixième commissaire à l’opposition. En l’occurrence Hadja Saran Kandet venue de l’Ufr.

Aujourd’hui le départ d’Ibrahima Kalil Kéita pose le problème de son remplacement pour non seulement combler le vide numérique mais aussi et surtout occuper le poste vacant de vice-président devant revenir de droit à la majorité présidentielle.

En la matière, la procédure légale du remplacement d’Ibrahima Kalil Kéita voudrait que le président de la CENI saisisse le président de la Cour constitutionnelle pour lui faire part de cette démission, à charge pour celui-ci de demander à la mouvance présidentielle de bien vouloir désigner un représentant devant siéger à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Cette procédure est déjà en cours puisque la Cour constitutionnelle saisie par la CENI a, dans un communiqué rendu public en début de semaine demandé à la mouvance présidentielle de désigner un représentant à la CENI en remplacement du démissionnaire Ibrahima Kalil Kéita.

Selon le juriste Mohamed Camara, une fois la mouvance aura désigné un (e) représentant(e) pour remplacer Ibrahima Kalil Kéita, il est procédé une élection du vice-président issu des rangs du Rpg-arc-en-ciel, par les commissaires comme ce fut le cas pour les membres du bureau exécutif après la prestation de serment. Le prochain désigné de la mouvance présidentielle ne vient donc pas automatiquement occuper le poste de vice-président car il ne s’agit pas là d’une nomination par décret. Même si cette désignation est entérinée par décret.

En attendant, la bataille selon nos informations, fait rage au sein du Rpg-arc-en-ciel pour la désignation d’un neuvième membre à la très stratégique institution électorale, CENI.

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